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La fatigue est insidieuse. Elle se construit lentement. En décembre, je portais une fatigue qui me brouillait la vue et venait altérer mes facultés cognitives. À la blague, je dis souvent que je suis un peu nouille : une belle nouille, un peu gauche, pleine d'auto-dérision. Sauf que, là, je me trouvais tellement tarte de ne plus rien comprendre que j'ai commencé à trouver ça moins drôle! [On me demande d'acheter une sauce tomate, pas crémeuse et je reviens avec une sauce rosée. On joue à un jeu de société et je demande pourquoi on tourne pas dans le sens horaire... quand on tourne dans le sens horaire. On va danser dans une soirée de danse traditionnelle / danse câllée et je me liquéfie de honte de ne pouvoir suivre AUCUNE direction dans notre groupe (difficulté avec la droite et la gauche, difficulté avec les indications vocales (il est ou mon dessin?!?!), difficulté à isoler la voix du câlleur parmi le son ambiant, ...).] La cause de cette fatigue était mon allaitement. Allaitement que j'ai mal géré en ne mettant pas de limites. C'est beau l'allaitement à la demande quand ils ont 3 mois mais à 2 ans et demi... ça devient un challenge. Je me suis enlisée dans cette routine de lait sans trop savoir comment m'en sortir ou, plutôt, en voyant la transition comme trop pénible pour m'y mettre. J'ai eu trois enfants accro au lait de maman mais mon dernier a été le plus intense. Les multiples tétées avaient lieu de jour ET de nuit. Encore une fois, je n'ai pas su faire la coupure du lait la nuit. Je n'ai pas su mettre mes limites avec mon fils. Parce qu'il est à croquer. Parce qu'il est mon petit dernier. Parce que... parce que c'était facile. Je me retrouve maintenant avec un bébé avec des trous dans ses petites dents du haut. Trop de sucre en permanence sur ses dents de lait. Ma faute me direz-vous. Au final, la méga fatigue que j'ai vécue était physique. Vous saviez que l'allaitement était autant énergivore que le 3e trimestre de grossesse? C'est pas rien! Elle était aussi émotionnelle : culpabilité, peur, ambivalence. Je gardais tout ça en moi. Pendant les fêtes, c'était le meilleur moment pour nous pour un sevrage de l'allaitement. Papa a pris le relais la nuit pour que je puisse enfin récupérer (j'ai recommencé à rêver!) et la transition s'est faite en douceur. Cela reste un deuil pour mon garçon et pour moi. C'est pourquoi, ce matin, j'ai donné le sein 30 secondes à un tout-petit bien enrhumé, en larmes, qui s'est délecté du contact de ma peau et qui m'a flatté en sachant que nous étions sur nos derniers milles. Une sorte de dernière ou d'avant-dernière tétée (qui sait?), juste pour marquer le temps, les possibles, le lien. Juste pour en profiter encore un peu. Au final, l'ambivalence est dans chacun des mots de ce texte et c'est aussi au coeur de toutes nos maternités. Vous méditerez là-dessus, héhé. Heureuse de vous écrire et de vous lire en retour si votre coeur fait boom! Looove
EN COULISSES Dans les dernières semaines, de mon côté… J'ai trouvé une prof géniale, formée en intervention par l'aventure et la nature, pour offrir du tutorat à mes enfants en école maison. Dès la semaine prochaine, elle s'installera dans la petite maison sur notre terrain à Sainte-Adèle au Québec pour des activités d'accompagnement en petits groupes. Il lui reste des places! ICI J'ai enregistré des vidéos pour DPNII (Doula postnatale 2 - Spécialisation en Ayurveda). Oui oui! Ça fait des années que c'est dans mes projets mais j'arrive jamais à finaliser. Ça sortira cette année, promis juré. Je m'avance quand même pas sur une date. Pas tout de suite, haha. Liste d'attente ICI J'ai clôturé notre groupe de coworking en décembre. Une belle gang de femmes entrepreneures du bien-être qui se rassemblait chaque mois de 2024 autour d'une thématique business pour échanger et travailler certains aspects de leurs entreprises. Ça été un super challenge et de belles prises de conscience pour chacune. Je ne réitère pas cette année mais je songe à la suite ;) Après 12 ans, j'ai finalement commencé à compiler ma revue de presse, hahaha. Au fil du temps, j'ai perdu l'accès et les liens vers beaucoup de contenu (entrevues, articles, conférences) mais j'ai réussi à retracer certaines interventions et collaborations. À l'avenir, je serai mieux organisée pour garder trace de tout ça! ICI COCOON S’envelopper de manière réconfortante. En lien avec les saisons, je te partage mes petits rituels du moment qui ne prennent pas une éternité et qui me font du bien #inspiration J'ai fait une formation en breathwork avec Stig Severinsen un jour et une phrase qu'il y partageait m'est restée : "The nose is for breathing. The mouth is for eating" (Le nez est pour respirer. La bouche est pour manger). J'ai depuis explorée cette thématique sous différentes facettes : 1) en me plaçant une bande sur le nez pour arriver à respirer par le nez la nuit (magique dans mon cas), 2) en lisant le livre Respirer de James Nestor (sooo good!), 3) en apprenant différents exercices de thérapie myofaciale pour accompagner ma milieu à développer une respiration optimale. Dans la vie, j'évite les conseils non-sollicités à mon entourage et aux gens que je rencontre SAUF en ce qui a trait à la respiration buccale. Souvent, les gens ne sont pas au courant de l'importance de respirer par le nez. Alors, je n'hésite pas à partager sur le sujet même si on ne m'a rien demandé! Pour contrer ma fatigue de décembre, j'ai beaucoup respiré. Trop de fatigue = pensées confuses = émotions qui débordent = difficulté à avoir de la perspective = besoin de revenir dans son corps, s'ancrer, se calmer. La respiration ventrale et nasale, lente et consciente, ça été une clé de rémission dans mon cas :)
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